En cette période traditionnelle des voeux pour la nouvelle année, les sujets d'espérance sont nombreux et se bousculent. L'on aimerait que 2015 soit l'année du retour à une situation économique et sociale soutenable, que les décideurs politiques et économiques prennent enfin conscience de l'impérativité des enjeux écologiques, que notre société s'apaise dans sa quête d'identité et retrouve le goût du vivre-ensemble et du respect ; l'on espère, bien sûr, que cesseront toutes ces menaces géopolitiques, tous ces fondamentalismes qui ont déjà plongé une partie du monde dans la terreur, l'ignorance et le culte du crime. L'on rêve, encore et toujours, à plus de Paix sur Terre ; à davantage de Liberté et de Solidarité ; au respect universel de la Dignité des Hommes, de tous les Hommes où qu'ils soient, quoi qu'ils pensent, et quoi qu'ils fassent. En somme, nous aspirons à ce que l'an qui vient puisse concrétiser ne serait-ce qu'une infime portion (nous nous en contenterons) de ces espoirs un peu utopiques que les années échues ont, évidemment, déçu.
Tout en m'associant à la reformulation de ces espérances récurrentes, j'insisterai particulièrement sur l'une d'entre elles qui, bien que rarement énoncée de façon explicite, est indiscutablement sous-jacente à toutes les autres : que 2015 soit l'année d'un retour massif à l'éducation, à la culture, à la saine curiosité des autres et, ultime dessein, à un peu plus d'esprit critique.